Histoire des toilettes publiques du Havre

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Ier siècle

Le terme "vespasienne" est issu de l'empereur romain Vespasien.

Au Ier siècle, Vespasien a étendu un impôt spécial sur la collecte de l'urine, source d'ammoniaque et utilisée par les teinturiers pour préparer les étoffes avant de les mettre en couleur ou pour dégraisser les laines, les étoffes, draps, etc.

Moqué pour cet impôt, il aurait répondu : "L'argent n'a pas d'odeur", phrase devenue proverbiale.

XVIIIème siècle

Au XVIIIème siècle, uriner dans la rue étant interdit dans les grandes villes, il est décidé de disposer des barils d'aisance à tous les coins de rue de Paris.

En 1834, le comte Claude-Philibert de Rambuteau fait installer 478 édicules rapidement baptisés "colonnes Rambuteau" puis "colonne vespasienne" en référence à l'empereur romain.

En 1839, sont installées des "colonnes moresques", supports d'affiches à l'extérieur et urinoirs à l'intérieur qui seront remplacées en 1868 par les colonnes Morris pour l'affichage et par les vespasiennes pour les lieux d'aisances.

XIXème siècle

Au XIXème siècle, les logements havrais n'étaient pas équipés de toilettes : les quelques 100 000 habitants utilisaient des pots de chambres qui étaient vidés dans la rue, parfois par les fenêtres.

En 1885, Jules Siegfried alors maire du Havre fit installer 8 cabinets et 21 urinoirs.

En 1914, sur 15 000 immeubles, Le Havre en compte moins de 1000 reliés au tout-à-l'égout.

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